Nos impressions, comme d’habitude, n’engagent que nous,
elles sont le reflet en direct de nos ressentis. En conclusion de ce blog nous
pouvons dire que c’était une belle expérience, mais aussi un voyage très varié
tant au niveau des paysages que des gens que nous avons rencontré. De ce que
qu’on en a vu, exception faite pour le Machu Picchu, nous avons trouvé les
paysages Boliviens plus beaux que ceux du Pérou. Après coup, je pense que nous
avons été un peu sévères avec La Paz, car même si tout ce qu’on a dit est bien
réel, il s’en dégage tout de même un certain charme dû à son étonnante position
géographique. Des Boliviens on ne peut pas dire grand chose, on en a rencontré
3 : l’un était médecin anesthésiste, sa compagne, pédiatre. Ils nous ont
parlé de leurs conditions de travail, si différentes de celles de la France. Le
troisième était notre chauffeur-guide-cuisinier qui a fait des miracles avec
les moyens du bord pendant 3 jours.
Des péruviens, nous avons été bouleversés par leur grande
pauvreté. A tel point que cela a parfois
été difficile de vivre dans notre peau de touristes. En particulier lors
de nos échanges avec les indiens Aymaras et les Quechuas. En fait, malgré toutes
nos tentatives, l’échange reste unilatéral. Eux nous apportent beaucoup de
choses, mais que pouvons nous leur offrir ? Comment pourraient ils voir en
nous autre chose que la poule aux œufs d’or? Exemple : voyageant à
la carte, on nous avait dit : promenade en bateau avec guide sur le lac
Titicaca. En fait, la vie est si peu chère pour nous français, que l’agence
nous avait réservé un bateau de 50 places pour nous tous seuls avec pilote et
guide !!!!
Et c’est dans cet équipage que nous avons débarqué chez les Quechuas, qui labourent leur terre avec un soc en bois et des bœufs, dont les
enfants , à la sortie de l’école, vont casser les mottes de terre dans les champs dès 4/5 ans afin de
préparer les semences avant la saison des pluies. On se sent mal à l’aise...
Bien-sûr
nous avions payé notre chambre, mais puisqu’Emilio connaissait la famille, nous
avons proposé d’apporter un petit cadeau. Emilio nous dit qu’ils ont surtout
besoin de farine, de sucre, de riz etc... Ok, on a dévalisé l’épicerie, en
rajoutant des jouets pour le petit de 3
ans. Le lendemain avant de partir, Théodora en guise d’adieu nous propose de
nous déguiser en Quechuas et faire des photos contre quelques Soles (monnaie
péruvienne). Dur dur !!!
| banlieue de Puno |
Le lac est très pollué aux abords de Puno, on nous a dit de
surtout ne pas mettre nos mains dans l’eau !
Puno n’est qu’une grande « poubelle » urbaine, la
misère, les déchets, les odeurs nauséabondes mêlées au Co2 qui se dégage des
camions suffocants. (Il n’y a pas que les camions qui suffoquent)sont autant de
choses qui font réfléchir...
Comment ce pays qui regorge de richesses naturelles peut-il
être si pauvre? Ils ont des mines d’or, d’argent, de cuivre et bien d’autres encore, ils ont un
grenier naturel, des vallées en zone amazonienne qui leur procurent deux
récoltes par an de fruits et légumes, du café, du cacao ....
Nous avons eu des amorces de réponses , des explications sur
les régimes politiques qui se sont succédés, sur le sentier lumineux, ce
terrorisme lié aux narco-trafiquants qui a pendant des années effrayé les
touristes, mais voilà qu’ils reviennent alors ils veulent tout faire pour les
garder.
Nous repartons enrichis une nouvelle fois de nos expériences
et merci à tous, les péruviens qui sont des gens très gentils, les gens sympas de
toutes nationalités que nous avons croisé un peu partout, et un énorme bisous à
nos enfants famille et amis qui nous ont suivi encore une fois dans nos
tribulations et qui nous ont témoigné leur amitié et affection.
| + de réveils à 5h du mat' que de grasses matinées, sans compter sur un coq Quechua particulièrement noctambule... |
| Le palais de la truite, au bord du lac Titicaca |
| Distribution électrique version La Paz... |
| Les Incas était les rois des terrasses, nous on a dû être les as du step, y compris à 4000m! |
| Si nous avons plutôt bien mangé à table, nous avons aussi bouffé de la poussière sur les nombreuses pistes |
| Lima, capitale gastronomique du Pérou, nous y fêtons notre départ |
