mercredi 26 octobre 2016

Atterrissages

Nos impressions, comme d’habitude, n’engagent que nous, elles sont le reflet en direct de nos ressentis. En conclusion de ce blog nous pouvons dire que c’était une belle expérience, mais aussi un voyage très varié tant au niveau des paysages que des gens que nous avons rencontré. De ce que qu’on en a vu, exception faite pour le Machu Picchu, nous avons trouvé les paysages Boliviens plus beaux que ceux du Pérou. Après coup, je pense que nous avons été un peu sévères avec La Paz, car même si tout ce qu’on a dit est bien réel, il s’en dégage tout de même un certain charme dû à son étonnante position géographique. Des Boliviens on ne peut pas dire grand chose, on en a rencontré 3 : l’un était médecin anesthésiste, sa compagne, pédiatre. Ils nous ont parlé de leurs conditions de travail, si différentes de celles de la France. Le troisième était notre chauffeur-guide-cuisinier qui a fait des miracles avec les moyens du bord pendant 3 jours.
Des péruviens, nous avons été bouleversés par leur grande pauvreté. A tel point que cela a parfois  été difficile de vivre dans notre peau de touristes. En particulier lors de nos échanges avec les indiens Aymaras et les Quechuas. En fait, malgré toutes nos tentatives, l’échange reste unilatéral. Eux nous apportent beaucoup de choses, mais que pouvons nous leur offrir ? Comment pourraient ils voir en nous autre chose que la poule aux œufs d’or? Exemple : voyageant à la carte, on nous avait dit : promenade en bateau avec guide sur le lac Titicaca. En fait, la vie est si peu chère pour nous français, que l’agence nous avait réservé un bateau de 50 places pour nous tous seuls avec pilote et guide !!!!

Et c’est dans cet équipage que nous avons débarqué chez les Quechuas, qui labourent leur terre avec un soc en bois et des bœufs, dont les enfants , à la sortie de l’école, vont casser les mottes  de terre dans les champs dès 4/5 ans afin de préparer les semences avant la saison des pluies. On se sent mal à l’aise...



Bien-sûr nous avions payé notre chambre, mais puisqu’Emilio connaissait la famille, nous avons proposé d’apporter un petit cadeau. Emilio nous dit qu’ils ont surtout besoin de farine, de sucre, de riz etc... Ok, on a dévalisé l’épicerie, en rajoutant des jouets  pour le petit de 3 ans. Le lendemain avant de partir, Théodora en guise d’adieu nous propose de nous déguiser en Quechuas et faire des photos contre quelques Soles (monnaie péruvienne). Dur dur !!!

banlieue de Puno
Le lac est très pollué aux abords de Puno, on nous a dit de surtout ne pas mettre nos mains dans l’eau !
Puno n’est qu’une grande « poubelle » urbaine, la misère, les déchets, les odeurs nauséabondes mêlées au Co2 qui se dégage des camions suffocants. (Il n’y a pas que les camions qui suffoquent)sont autant de choses qui font réfléchir...


Comment ce pays qui regorge de richesses naturelles peut-il être si pauvre? Ils ont des mines d’or,  d’argent,  de cuivre et bien d’autres encore, ils ont un grenier naturel, des vallées en zone amazonienne qui leur procurent deux récoltes par an de fruits et légumes, du café, du cacao ....
Nous avons eu des amorces de réponses , des explications sur les régimes politiques qui se sont succédés, sur le sentier lumineux, ce terrorisme lié aux narco-trafiquants qui a pendant des années effrayé les touristes, mais voilà qu’ils reviennent alors ils veulent tout faire pour les garder.

Nous repartons enrichis une nouvelle fois de nos expériences et merci à tous, les péruviens qui sont des gens très gentils, les gens sympas de toutes nationalités que nous avons croisé un peu partout, et un énorme bisous à nos enfants famille et amis qui nous ont suivi encore une fois dans nos tribulations et qui nous ont témoigné leur amitié et affection.


+ de réveils à 5h du mat' que de grasses matinées,
sans compter sur un coq Quechua
particulièrement noctambule...

Le palais de la truite, au bord du lac Titicaca

Distribution électrique version La Paz...
Les Incas était les rois des terrasses,
nous on a dû être les as du step,
y compris à 4000m!

Si nous avons plutôt bien mangé à table,
nous avons aussi bouffé de la poussière
sur les nombreuses pistes
Lima, capitale gastronomique du Pérou,
nous y fêtons notre départ

Lima: une belle surprise!


Nous avions vu des documentaires sur Lima et ses "barriadas" équivalents des favellas de Rio, du coup, nous nous étions faits à l'idée que cela ne valait pas la peine d'y rester bien longtemps. Erreur!

Evidemment tout cela existe, mais nous découvrons un centre historique colonial magnifique.


A chaque coin de rue on s'attendrait presque à voir surgir de belles Espagnoles voyageant en fiacre comme au XIXe siècle. Devant notre étonnement Manuel, notre guide, nous dit :"Mais vous êtes ici dans la capitale!" C'est vrai, cette ville a vraiment des allures de capitale, avec le Palacio Présidential et ses gardes au pas cadencé. 


L'église et couvent San Fransisco : une pure merveille, en particulier le cloître tapissé d'azuléjos de Séville du XVIIe nous coupe le souffle!! Si si, c'est vrai, il faut dire que de là où nous venons il y a un énorme contraste. Enfin sous ce cloître, Manuel nous entraîne dans des catacombes labyrinthiques où s'entassent 25000 défunts soigneusement triés en petits morceaux : tous les tibias, d'un côté, tous les humérus de l'autre, tous les crânes, etc... c'est plutôt lugubre, nous ne nous attendions vraiment pas à cela, et de plus Manuel est pressé. Eh bien! nous non plus on n'a pas traîné! Brrrr.



Notre hôtel se situe dans le quartier résidentiel de Miraflores, encore un très très bel endroit, au bord du Pacifique, une promenade en front de mer très fleurie, un parc que ressemble fort au parc Guell de Barcelone, et des grandes plages où des dizaines de surfeurs s'en donnent à cœur joie. Seul le ciel reste couvert, il faudra attendre l'été en décembre pour qu'il devienne bleu! Un jour et demi, c'est un peu court. 2/3 jours nous auraient permis de visiter des musées qui paraissaient très alléchants.


lundi 24 octobre 2016

La vallée sacrée


Cuzco considérée comme la Rome des Incas, Quscqu signifie le nombril. 12 Incas (sur 14) y ont régné. La première impression est que c’est une jolie ville avec un mélange d’architecture coloniale et Inca. Également très touristique , il y a beaucoup de monde et ça nous change.

Cusco

Beaucoup de choses à voir : le temple du soleil, avec un détail de ces constructions incas montées comme des puzzles de blocs de pierre imbriqués les uns dans les autres, sans ciment ni mortier, si finement emboîtés que l’on y passe pas une feuille de papier ! Toujours une inclinaison trapézoïdale des murs qui a permis de résister à tous les séismes, ce que les conquistadores n’ont pas compris, puisque ce qu’ils ont bâti par dessus s’est toujours écroulé lors des  fréquents tremblements de terre dans cette région.

Ollantaytambo

Pour les incas l’or et l’argent n’avaient aucune valeur marchande, mais le pays en regorgeant, ils en paraient tous leurs temples et divinités pour l’éclat et le brillant qui correspondait à la lumière du soleil ou de la lune qu’ils vénéraient. Qu’ont fait les espagnols devant tant de métaux précieux ? Ils ont tout pillé et construit des églises très baroques couvertes d’or et d’argent évidemment. L’une d’entre elle est même est même surnommée la « chapelle sixtine des Andes ».

Andahuaylillas



Chinchero


Huaro

Canincunca
Notre visite de la vallée sacrée se poursuit et nous découvrons autant de sites incas que de villages étonnants, chacun ayant sa spécialité. Les boulangers, les cuiseurs de cochons d’inde à la broche, ou bien ceux qui vendent de la couenne de porc soufflée. Nous y avons goûté : c’est moyen... pas bon.

Teinture naturelles des différentes laines
Pour compléter notre connaissance de la région nous sommes allés aux salines de Maras sorte de marais salants en terrasse alimentés par une source chaude salée qui vient de la montagne,

Salines de Maras
ainsi qu'au "laboratoire" de Moray, là où les incas testaient et amélioraient les variétés pour leur agriculture (disposées sur des parcelles de différentes hauteurs et expositions).

Moray

dimanche 23 octobre 2016

La vielle montagne

C’est la signification de Machu Picchu. Déclaré une des 7 merveilles du monde moderne depuis 2007 ce site mérite amplement cet honneur. Nous avons pourtant eu très peur de ne pas en profiter pleinement car la saison des pluies est en avance cette année et la veille il a plu toute la journée. Nous avions croisé des gens qui nous avaient dit n’y avoir vu que du brouillard et de la bruine ! Alors on a prié..... Devinez qui ? Eh oui ! La Pachamama. Et nous pensons avoir eu droit au cadeau « spécial  nouveaux convertis avec engagement de 2 ans » car nous avons eu grand beau !



Aguas Caillentes


Ce site découvert en 1911 était enfoui à 2300m d’altitude dans la forêt luxuriante – nous ne nous attentions pas à voir des bananiers sur le chemin-à 50 km de la zone amazonienne. Aucun moyen d’accès sauf le chemin de l’Inca (84km en 4 jours de marche) qui mène par un col à la porte du soleil. Heureusement pour l’un(e) d’entre nous un accès est maintenant possible en train « vistadome » c’est à dire panoramique, jusqu’à un village accroché à la montagne : AguasCalientes.



De là des navettes incessantes transportent les (nombreux ) touristes à l’entrée du site.

Ne pensez surtout pas que ce fut de tout repos, car visite guidée +visite privée rythme JL équivaut à faire une journée entière de Step intense. Nous sommes même montés pique-niquer à la porte du Soleil.

La porte du soleil






Beaucoup d’émotion en arpentant de site dont personne n’a jamais bien su ce que c’était. Il n’a jamais été achevé et on repart avec plus de questions qu’en arrivant. Bien-sûr nous pourrions vous en dire long sur les Incas et leur science si poussée qu’elle fit peur aux espagnols qui n’ont eu de cesse de les massacrer et les piller, mais regardez plutôt les photos.



Le temple du soleil









De retour à AguasCalientes, un fraîchement converti a fait une offrande à la Pachamama en versant un peu de sa bière par terre comme c’est la coutume ! Ce fut un véritable sacrifice. 



mercredi 19 octobre 2016

Planète Bolivie



Il y a sur notre belle planète Terre un endroit magique qui vous transporte dans des paysages uniques, comme sur une autre planète. Ce lieu se trouve en Bolivie et nous avons presque honte d’arriver à notre âge en en ayant ignoré l’existence.



Cet endroit s’appelle le Salar d’Uyuni et le sud Lipez.
Pour le mériter il faut accepter de partir dans le désert en 4X4 (regroupés avec 4 autres personnes) avec un guide/chauffeur/cuisinier 3 jours durant, 3 jours à respirer de la poussière, 2 nuits à dormir dans des refuges sans chauffage alors que la température extérieure atteint les -15º, 3 jours de pistes où l’on descend jusqu’au Chili. Mais 3 jours d’émerveillement pour les yeux qui se sont déroulés ainsi :
On atterrit à Uyuni, petite bourgade poussiéreuse au milieu de rien où quelques autochtones vivotent dans une atmosphère lourde. C’est de là que partent toutes les expéditions.
Et c’est parti ! Coup de chance, nos co-voyageurs sont super sympas : un couple d’Australiens et un couple de 2 jeunes médecins boliviens. Tout le monde parle anglais et ça rigole bien !
On visite d’abord le Salar, cette ancienne mer asséchée, on a l’impression de rouler sur un lac gelé, sauf que c’est une banquise de sel de 12500 km2 à 3650m d’altitude. Tous nos repères en sont modifiés , les volcans autour (+ de 5000) semblent flotter et il y a des îles figées dans ce désert de sel. Les photos parlent d’elles mêmes.




Ile Incahuasi












Nous passons notre première nuit dans un hôtel de sel (on avait déjà vu l’hôtel de glace, pareil sauf que c’est du sel).










Puis ensuite nous attaquons les déserts: Siloli, Dali, le Soda canyon, les volcans « arc en ciel » , nous montons à 5000m à 5h du matin pour voir des geysers époustouflants.

Geysers sol de Manana
Laguna colorada
L'arbre de pierre
Nous retrouvons en maillot de bain à 7h pour tremper dans les eaux thermales de bassins naturels, nous présentons nos passeports pour entrer dans une réserve nationale située au carrefour de l’Argentine et du Chili.







Là il y a des lagunes rouges vif où des flamands roses trouvent leur nourriture, des lagunes turquoises, et pour finir la laguna verde ! WOW !!!

Laguna verde









7 heures de piste poussiéreuse pour rentrer à Uyuni pendant lesquelles les 4X4 se « tirent la bourre » nous reprenons un avion dans la foulée pour retour à La Paz à 22h. Sans commentaires, nous avons bien dormi !

Nous sommes maintenant de retour au Pérou, à Cuzco et demain, départ pour la vallée sacrée et le Macchu Picchu (2300m) avec tous les globules rouges que nous avons fait nous allons avoir une super pêche.